Partager l'article ! Une petite perle de la poésie: Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager cette poésie, lue dans La Croix cette semaine &nb ...
Par un beau soir de mars 2007 (je crois), à son retour du bureau, mon cher et tendre a lançé l'idée de partir s'installer à
Lyon.
Comment ça, à Lyon ? et pourquoi ? et quand ? Nous ne sommes à Albi que depuis 9 ans à peine ....
Et bien si, le grand changement, le saut dans le vide était là (moi qui ai toujours rêvé de le faire à l'élastique sans le pouvoir désormais because mon dos cassé, je change de sujet,
reprenons-nous) ou plutôt la perspective de cartons à remplir de nouveau.
Ces ardeurs calmées, il fut décidé d'étudier de manière posée la question .... et de prendre son temps jusqu'à l'été 2008 mais avec des aller-retours hebdomadaires à Lyon pour Pierre à partir
d'octobre 2007 ! On n'a rien sans rien !
Voici comment j'ai du annoncer à tous mes amis et collègues d'associations mon départ : ils n'ont pas toujours été enthousiastes et ont même essayé de vanter les pires défauts à notre maison pour
retarder la vente ... que c'est bon de se sentir appréciée à ce point.
A ce jour, le 104ème carton est bouclé et la déchetterie accuse une surcharge exceptionnelle ! Pierre y est reconnu maintenant.
Rapidement résumée, c'est l'histoire de notre départ. Je vous montrerai plus loin notre nid douillet lyonnais !
Mais avant, il y a eu le 4 juillet. Non pas la fête nationale américaine mais la nôtre,
Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager cette poésie, lue dans La Croix cette semaine
Toujours et Jamais
Toujours et jamais étaient toujours ensemble
Ne se quittaient jamais
On les rencontrait
Dans toutes les foires
On les voyait le soir traverser le village
Sur un tandem
Toujours guidait
Jamais pédalait
C'est du moins ce qu'on supposait
Ils avaient tous les deux une jolie casquette
L'une était noire à carreaux blancs
L'autre blanche à carreaux noirs
A cela on aurait pu les reconnaître
Mais ils passaient toujours le soir
Et avec la vitesse ...
Certains les soupçonnaient
Non sans raisons peut-être
D'échanger certains soirs leur casquette
Une autre particularité
Aurait dû les distinguer
L'un disait toujours bonjour
L'autre toujours bonsoir
Mais on ne sut jamais
Si c'était toujours qui disait bonjour
Ou jamais qui disait bonsoir
Car entre nous
Comme ils étaient toujours ensemble
Ils ne s'appelaient jamais.
Paul Vincensini (1930-1985)
extrait de Toujours et Jamais, Archiviste du vent